
Question :
Je n'ai pu
assister à la réunion de Barneville et seulement à la réunion de synthèse du 9
janvier qui était très intéressante.
Ma question
concerne la pollution générée par les navires et la réponse apportée hier soir,
à mon avis n'était pas suffisante. J'ai bien compris que la pollution en
g/t transportée va dimniuer mais le tonnage augmentant la pollution risque
d'augmenter. 2ième point, dire que les moteurs vont améliorer la combustion
donc être moins polluant, je n'en suis pas sur et je pense le contraire. ce que
je pense c'est que les moteurs des bateaux évoluent pour bruler des fuels ou
plutôt des résidus de plus en plus lourd donc je pense pouvoir dire plus
polluants et ceci d'autant plus facilement que les moteurs sont gros ce qui va
de paire avec la grosseur des navires. Par ailleurs un point important est que
ces produits contiennent du soufre ce qui est un polluant très nettement plus
nocif que le CO2 puisque générant du SO2 puis SO3 puis de l'acide sulfurique.
Des navires moyens peuvent approcher les ports avec du DML ou gas oil moins
polluant ce qui ne sera probablement pas le cas des gros navires.
Je pense qu'il
convient d'être vigilant sur ce point et peser là ou c'est possible sur la
législation nationale et surtout intenationale pour contraindre les pétroliers
de diminuer les polluants des fuels pour les navires et notamment le soufre
mais il n'y a pas que lui.
J'ai cru
comprendre dans les propos de Mme Bonny que la pollution du soufre allait
diminuer et être divisée par 3. Je demande à voir, j'ai quelques doutes sur
cette question
Je suis retraité
d'une compagnie pétrolière et mon dernier job était responsable de
l'approvisonnement des navires notamment en France pour les produits pétroliers
Merci pour la
qualité de vos prestations et de leurs clartés.
Marc Bréant
tel
0232420776
Réponse :
Concernant l'évolution des émissions générés par les navires
arrivant au port de Rouen, le bilan carbone de l'ADEME (2005) présente
l'amélioration de l'efficacité des navires : à taille équivalente les navires
les plus récents sont moins « gourmands » en énergie. De même l'augmentation de
la taille des navires permet de réduire la consommation de carburant par tonne
transportée ; ainsi pour des navires construits en 1990 un handysize (20.000
tonnes de port en lourd) consomme 1,9 grammes de carburant par tonne.kilomètre
contre 0,9 g/tkm pour un handymax de 40.000 tpl.
Ainsi, le navire étant déjà le mode de transport le plus
respectueux de l'environnement, l'accueil des navires handymax visé par le
projet d'amélioration des accès maritimes permettra encore de réduire les les
émissions dues à la consommation de carburants. Cette réduction compensera
largement l'augmentation de tonnage transportés, qui se fera sur des navires
plus grand.
Par ailleurs, concernant la réduction de la teneur en soufre
des combustibles marins, la Commission Européenne a élaboré une stratégie qui
fixe des objectifs ambitieux pour protéger la santé humaine et l'environnement
contre la pollution atmosphérique, réalisables d'ici 2020. La directive, 2005/33/CE
du Parlement Européen et du Conseil du 06 juillet 2005, impose aux Etats
membres de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que les
combustibles marins dont la teneur en soufre dépasse 1,5% en masse ne soient
pas utilisés dans les parties de leurs mers territoriales, de leurs zones
économiques exclusives et de leurs zones de prévention de la pollution qui
relèvent des zones de contrôle des émissions de SOX. Ces dispositions sont
applicables à tous les navires quel que soit leur pavillon, y compris aux
navires dont le voyage a débuté en dehors de la Communauté Européenne.
La législation Européenne entrera en vigueur le 1er
janvier 2010. Certaines zones sont déjà soumises à cette réglementation : la
Mer Baltique depuis le 11 août 2006 et la Mer du Nord depuis le 11 août 2007.
Dans son rapport, le ICCT - International Council on Clean Transport - (2007)
propose des mesures complémentaires afin de réduire les émissions de gaz à
effet de serre du transport maritime. L'ICCT indique l'implication de certains
pays comme la Suède, la Norvège et l'Allemagne qui oeuvrent auprès de l'OMI
(Organisation Maritime Internationale) pour réduire les émissions des navires.
Question :
Je me pose une
question relative aux aires de stockage des boue de dragage. Dans le dossier de
concertation ils sont indiqués principalement à Yville, le point est situé dans
la boucle entre rouen et duclair or sur les cartes (autre que le dossier et les
photos du dossier) on se rend compte que le site en question est celui situé au
sud du bac de duclair.
donc: es-ce une
erreur de localisation sur vos cartes?
les bassins
sont-il de nouveau et les photos représente d'autres pour illustrer?
je souhaiterai
avoir des informations complémentaires sur ce sujet avec la localisation des
basins utilisés.
Je vous remercie
d'avance.
Cordialement
Question :
Le Port Autonome
de Rouen est-il engagé par la charte du Parc Naturel Régional des Boucles de la
Seine Normande (PNRBSN) 2001-2011 ?
Si oui, ne
doit-il pas intégrer l'existence de celle-ci et ses objectifs dans les
décisions pour le futur, notamment le renforcement de l'image des Communes et
du Parc, vitrine de la Vallée de la Seine ?
Si
non, le développement portuaire envisagé ne met-il pas en cause l'existence
même du Parc Régional ?
Question :
Quelles seront les incidences du creusement du lit du fleuve sur la stabilité et l'érosion des berges ?
Ces incidences
ont-elles fait l'objet d'une étude et d'une évaluation ?
Si oui, quelles
en sont les conclusions et peut-on en avoir connaissance ?
Si
non, quand l'étude et l'évaluation seront-elles faites et en serons-nous
informés ?
Réponse :
Les travaux de dragage ne concernent que le chenal de
navigation ; ils ne concernent en fait que 17 % de la surface du lit mineur,
sur une hauteur moyenne de 40 cm.
Le programme ne prévoit pas de draguer les pieds de berges.
En effet, le chenal de navigation se trouve éloigné de plusieurs dizaines de
mètre de la berge, comme l'illustrent les croquis ci-dessous, et les dragages
ont pour hauteur maximale 1 mètre, en moyenne 40 centimètres : il n'y a donc
pas d'interférence sur le plan mécanique entre la stabilité de la berge et les
travaux envisagés.
La figure ci-après illustre un exemple de secteurs
concernés par les travaux.
Réponse :
Les berges sont soumises à des facteurs érosifs naturels
tels que le flot, les clapots et les crues qui ne seront pas modifiés par le
projet.
La propagation de la marée en Seine induit des mouvements du
plan d'eau particulièrement rapides, lors des marées montantes de forte
amplitude. S'il n'y a plus, comme d'antan, de mascaret en Seine, il reste
toutefois un apport d'énergie très marqué lors du début de la marée montante ;
ce que l'on appelle le flot.
Sous l'action du vent, des clapots sont levés en Seine,
pouvant atteindre jusqu'à un mètre d'amplitude. Ces clapots viennent déferler
sur les berges, entraînant des effets érosifs aux niveaux où ils s'exercent.
Les crues de la Seine modifient d'une part les niveaux du
plan d'eau et d'autre part les courants. Le courant de jusant (marée
descendante) est fortement renforcé lors des épisodes de crue, et son action
sur les berges s'en trouve renforcée.
Ces facteurs naturels ne seront pas modifiés par le projet.
Par ailleurs, les bateaux se déplaçant sur l'eau provoquent
un déplacement de la masse d'eau. Ceci se traduit sur le plan d'eau sous la
forme d'une " vague ", le batillage, dont l?importance dépend de la
forme de la carène (partie immergée de la coque). Ainsi un voilier aux lignes
optimisées présente un coefficient de pénétration dans l'eau très faible, et à
l'opposé, un remorqueur qui " s'appuie " sur l'eau pour réaliser ses
efforts de traction ou de poussage, a un coefficient élevé. Le batillage est
également fonction de la vitesse des bateaux ; le règlement de police de la
navigation prévoit une limitation de la vitesse des navires sur le fleuve,
permettant de limiter ces effets.
Les navires de mer présentent des carènes de plus en plus
affinées, pour optimiser leur consommation de carburant. Les navires récents,
et plus encore les navires en commande, comme c'est le cas des navires de type
" Handymax " pour lesquels le projet est conçu, ont des carènes de
plus en plus performantes, et donc génèrent des vagues de batillage moins
importantes que les navires anciens.
Á terme, les navires circulant en Seine auraient un impact
moindre qu'aujourd'hui sur l'érosion des berges.Compte tenu de l'importance de cette question des
berges, une étude a été lancée par le Conseil Général de Seine-Maritime afin
d'évaluer les incidences relatives des différents phénomènes, et de proposer
des mesures pour prévenir les érosions et améliorer la qualité visuelle et
environnementale de ces berges. Après un travail exploratoire, une action sur
deux ans est envisagée en partenariat avec le Groupement d'Intérêt Public (GIP)
Seine-Aval.
Question :
L'ensemble des boucles de la Seine est inscrit à
l'inventaire des sites pittoresques de la Seine-Maritime par arrêté du Ministre
des Affaires Culturelles et du Ministre chargé de la Protection de la Nature et
de l'Environnement en date du 24 novembre 1972. Cet arrêté qui implique la
responsabilité du Préfet du Département et des maires de 11 communes sera-t-il
remis en cause ?
Réponse :
Le classement des boucles de la Seine au titre des sites est
l?une des mesures essentielles accompagnant le programme " Rouen Port
Maritime ", comme le projet de réhabilitation / renaturation des
berges. Conduite par la DIREN, cette opération se déclinera boucle par boucle,
en commençant par la boucle de Roumare, puis en remontant le fleuve depuis le
marais Vernier.
Cette opération de classement de la boucle de Roumare est
très largement engagée ; le PAR est favorable à ce classement, et a
apprécié la collaboration avec la DIREN pour que soit finement étudiée la
définition précise des espaces à classer.
Monsieur le Préfet de la Région Haute Normandie a indiqué,
lors de la réunion d?ouverture de la concertation le 19 novembre à Rouen, que
le dossier sera prochainement finalisé en concertation avec l?ensemble des
parties prenantes et des zones à réserver pour des finalités économiques compatibles
avec de hautes exigences environnementales.
En décembre dernier, une réunion de concertation
s?est tenue avec les opérateurs portuaires, présidée par la DIREN et le PAR.
Elle a été positivement reçue.
Réponse :
Le deuxième volet de " Rouen Port Maritime "
s'intéresse aux berges, à leur restauration / renaturation. Compte tenu de
l'importance de cette question des berges, une étude a été lancée par le
Conseil Général de Seine-Maritime afin d'établir une vision sur l'ensemble du
territoire des possibilités de réaménagement et de renaturation des berges, en
tenant compte des différentes problématiques dont la lutte contre les
inondations. Des axes forts seront également la reconnexion des zones latérales
humides, l'expansion des crues, les projets de réappropriation des berges par
les habitants.
Le Conseil Général de Seine-Maritime a exposé lors
de la réunion de Barneville la démarche d'étude dont il a pris la maîtrise
d'ouvrage, et dont le périmètre a été élargi à l'Eure. La concertation avec le
public sur les actions à engager est prévue courant 2008.
Réponse :
Les berges sont soumises à des facteurs érosifs naturels
tels que le flot, les clapots et les crues qui ne seront pas modifiés par le
projet.
La propagation de la marée en Seine induit des mouvements du
plan d'eau particulièrement rapides, lors des marées montantes de forte
amplitude. S'il n'y a plus, comme d'antan, de mascaret en Seine, il reste
toutefois un apport d'énergie très marqué lors du début de la marée montante ;
ce que l'on appelle le flot.
Sous l'action du vent, des clapots sont levés en Seine,
pouvant atteindre jusqu'à un mètre d'amplitude. Ces clapots viennent déferler
sur les berges, entraînant des effets érosifs aux niveaux où ils s'exercent.
Les crues de la Seine modifient d'une part les niveaux du
plan d'eau et d'autre part les courants. Le courant de jusant (marée
descendante) est fortement renforcé lors des épisodes de crue, et son action
sur les berges s'en trouve renforcée.
Ces facteurs naturels ne seront pas modifiés par le projet.
Par ailleurs, les bateaux se déplaçant sur l'eau provoquent
un déplacement de la masse d'eau. Ceci se traduit sur le plan d'eau sous la
forme d'une " vague ", le batillage, dont l'importance dépend de la
forme de la carène (partie immergée de la coque). Ainsi un voilier aux lignes
optimisées présente un coefficient de pénétration dans l'eau très faible, et à
l'opposé, un remorqueur qui " s'appuie " sur l'eau pour réaliser ses
efforts de traction ou de poussage, a un coefficient élevé. Le batillage est
également fonction de la vitesse des bateaux ; le règlement de police de la
navigation prévoit une limitation de la vitesse des navires sur le fleuve,
permettant de limiter ces effets.
Les navires de mer présentent des carènes de plus en plus
affinées, pour optimiser leur consommation de carburant. Les navires récents,
et plus encore les navires en commande, comme c'est le cas des navires de type
" Handymax " pour lesquels le projet est conçu, ont des carènes de
plus en plus performantes, et donc génèrent des vagues de batillage moins
importantes que les navires anciens.
Á terme, les navires circulant en Seine auraient un impact
moindre qu'aujourd'hui sur l'érosion des berges.
Compte tenu de l'importance de cette question des
berges, une étude a été lancée par le Conseil Général de Seine-Maritime afin
d'évaluer les incidences relatives des différents phénomènes, et de proposer
des mesures pour prévenir les érosions et améliorer la qualité visuelle et
environnementale de ces berges. Après un travail exploratoire, une action sur
deux ans est envisagée en partenariat avec le Groupement d'Intérêt Public (GIP)
Seine-Aval.
Question :
Le programme proposé est énorme et engage le
Département de la Seine-Maritime, la Région de Haute-Normandie, l'Agence de
l'eau, le Port de Rouen. Pourquoi le PNRBSN n'est pas nommé lorsque la majorité
des sites et des communes concernés sont situés sur son territoire ?
Réponse :
Les
réflexions et les actions à conduire dans ce projet interpellent naturellement
le Parc Naturel. A ce titre, le Parc fera partie du comité de pilotage de
l'étude " berges ", comme il fait partie du Comité de suivi
environnemental mis en place autour du projet du Port.
Question :
Le ramassage et l'élimination des déchets échoués ou
flottants ne sont pas mentionnés dans le projet. Compte tenu de leurs quantités
très importantes, le problème est essentiel et le Parc s'en est déjà préoccupé.
Ce problème sera-t-il pris en compte et comment ?
Réponse :
Au quotidien, le Port Autonome s'engage dans la gestion des
déchets des navires, dans le respect des obligations règlementaires maritimes
(ramassage des déchets solides, récupération des huiles et des eaux de
ballast...)
De plus, le Port Autonome de Rouen s'engagera dans
la poursuite du nettoyage des berges, au coté d'autres partenaires tels le Parc
Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, ou le Conseil Régional de
Haute-Normandie, comme cela a été annoncé lors de la réunion publique de Lillebonne.