Port of Rouen Authority

 
 

Projects : improvement of the Seine river channel

  1. Quelle augmentation des dragages d'entretien prévoyez vous à la suite de l'approfondissement et quelle augmentation des rejets sur le Kannick hormis les dragages d'approfondissement?

    Réponse :
    Selon les calculs du bureau d'études SOGREAH, l'amélioration des accès maritimes aurait pour conséquence d'augmenter de 10 à 15% les volumes de sédiments qui se déposent dans le chenal en aval de Tancarville.
    Toutefois, en parallèle, les impacts de Port 2000, évalués par SOGREAH pour ce dernier projet, vont diminuer dans les toutes prochaines années.
    Au bilan, ces deux effets s'équilibreront sensiblement. Les volumes à draguer dans le chenal du port de Rouen, en aval de Tancarville, seront donc sensiblement équivalents aux volumes dragués aujourd'hui et relocalisés en aval de l'estuaire (site du Kannik).

  2. Allez-vous prendre en compte le problème des Macro-déchets en Vallée de Seine? Dans le projet du port, ses caractéristiques....

    Question :
    Allez-vous prendre en compte le problème des Macro-déchets en Vallée de Seine?
    Dans le projet du port, ses caractéristiques et ses enjeux environnementaux, vous ne parlez jamais des déchets dérivants?
    Pourtant, ces Macro-déchets polluent massivement, depuis des décennies, les berges « naturelles » de la Seine et vont inexorablement vers la Mer...
    Aussi, en écocitoyen engagé, natif et riverain du fleuve, je serai très attentif à la mise en oeuvre de ce projet.
    Futur projet qui je l'espère fortement intégrera un nouveau paramètre : Les Macro-Déchets dérivants.


    Réponse :
    Au quotidien, le Port Autonome s'engage dans la gestion des déchets des navires, dans le respect des obligations règlementaires maritimes(ramassage des déchets solides, récupération des huiles et des eaux de ballast...)
    De plus, le Port Autonome de Rouen s'engagera dans la poursuite du nettoyage des berges, au coté d'autres partenaires tels le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, ou le Conseil Régional de Haute-Normandie, comme cela a été annoncé lors de la réunion publique de Lillebonne.

  3. La demande d'une approche globale de l'estuaire, la prospective de l'estuaire

    Réponse :
    Le projet d'amélioration des accès maritimes du port de Rouen s'inscrit dans le programme ; Rouen Port Maritime , qui comporte également les actions de réhabilitation / renaturation des berges.
    Ces actions s'inscrivent dans une approche globale de gestion de l'estuaire de la Seine décidée par le Conseil de l'estuaire, cette approche globale intègre d'autres volets comme les études sur les contaminants chimiques, la restauration des fonctionnalités biologiques de l'estuaire, l'étude prospective à l'horizon 2025. C'est dans cet esprit que les différentes composantes sont examinées et évaluées.
    Par exemple, la restauration des digues de calibrage en estuaire marin, au droit de la réserve naturelle, s'est faite en intégrant dès la conception des brèches au droit de filandres pour améliorer leurs fonctionnalités environnementales.
    Le Port Autonome de Rouen projette son action dans le cadre d'une valorisation de l'estuaire, à la fois dans ses composantes économiques et ses composantes écologiques, dans une démarche d'initiative locale, voire de restauration volontariste, en partenariat avec l'ensemble des acteurs de l'estuaire.

  4. Les tonnes de CO2 devraient apparaître comme un sujet majeur.

    Réponse :
    Selon une étude réalisée en utilisant le modèle de la Commission Européenne REALISE, le fait que le port de Rouen permette la montée des navires de mer jusqu'à Rouen permet une économie annuelle évaluée à 40 000 tonnes de CO² (par rapport à une situation où le port de Rouen ne serait qu'un port fluvial). L'enjeu du projet d'amélioration des accès maritimes en terme d'économie de CO² se chiffre, selon cette même méthode, à 20 000 tonnes.

  5. Le transport par voie d'eau

    Réponse :
    Le transport par voie d'eau tout comme le transport maritime est sans conteste un transport non seulement très économique mais aussi très respectueux de l'environnement. Respectueux de l'environnement par la consommation énergétique moindre, les moindres émissions de CO² notamment par rapport au transport routier, mais aussi par le fait qu'il participe de fait à la moindre saturation des infrastructures terrestres et à en diminuer les accidents.
    Le transport par fer est aussi un mode de qualité à ces égards et doit absolument trouver un essor dans les années à venir. Plusieurs facteurs évoluent dans ce sens : l'ouverture du fret à la concurrence, le transfert des voies ferrées portuaires de Réseau Ferré de France aux ports autonomes maritimes.
    Le mode maritime se trouve être sur le plan économique, plus avantageux que le mode fluvial. Et ce qui est sûr, c'est que l'association mode maritime - mode fluvial est une combinaison gagnante tant sur le plan économique qu'environnemental.

  6. Qu'advient-il du classement des boucles de la Seine au titre des sites ?

    Réponse :
    Le classement des boucles de la Seine au titre des sites est l'une des mesures essentielles accompagnant le programme Rouen Port Maritime, comme le projet de réhabilitation / renaturation des berges. Conduite par la DIREN, cette opération se déclinera boucle par boucle, en commençant par la boucle de Roumare, puis en remontant le fleuve depuis le marais Vernier.
    Cette opération de classement de la boucle de Roumare est très largement engagée ; le PAR est favorable à ce classement, et a apprécié la collaboration avec la DIREN pour que soit finement étudiée la définition précise des espaces à classer.
    Monsieur le Préfet de la Région Haute Normandie a indiqué, lors de la réunion d'ouverture de la concertation le 19 novembre à Rouen, que le dossier sera prochainement finalisé en concertation avec l'ensemble des parties prenantes et des zones à réserver pour des finalités économiques compatibles avec de hautes exigences environnementales.
    En décembre dernier, une réunion de concertation s'est tenue avec les opérateurs portuaires, présidée par la DIREN et le PAR. Elle a été positivement reçue.

  7. Les terrains à vocation environnementale désignés pourraient être affectés au Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres, pour une bonne gestion par cet organisme.

    Réponse :
    Les terrains ayant une vocation environnementale désignée, appartenant au domaine public de l'Etat et géré par la PAR font l'objet d'une gestion environnementale, fondée sur un plan de gestion. Ce plan de gestion, dans la plus grande partie des cas, est établi en partenariat avec des organismes dont la vocation est la gestion d'espaces sensibles, ou bien avec le Conservatoire du Littoral.
    Une fiche jointe présente le mode de gestion du PAR sur plusieurs exemples de milieux naturels.
    Le PAR a entrepris, pour les terrains de la plaine alluviale situés à l'est du pont de Normandie, en partenariat avec le Conservatoire du Littoral, l'association Estuaire Sud, la communauté de communes d'Honfleur et la Chambre de Commerce du Pays d'Auge une telle démarche. Une première réunion a eu lieu avec ces acteurs le 18 décembre 2007, au port autonome.
    Le cahier des charges d'une étude a été élaboré avec ces acteurs, afin de lancer une étude en deux phase :
    - une première phase qui correspond à l'état des lieux et qui vise à réaliser une synthèse des données environnementales sur le site d'étude ;
    - une deuxième phase qui vise à établir, sur le secteur retenu à vocation naturelle, un plan de gestion écologique avec un programme d'aménagement établi sur 5 ans.
    Ainsi, un appel d'offre va être lancé afin de rechercher un bureau d'études qui proposera un plan de gestion de ces espaces à vocation naturelle.

  8. Les déchets dérivants.

    Réponse :
    Au quotidien, le Port Autonome s'engage dans la gestion des déchets des navires, dans le respect des obligations règlementaires maritimes(ramassage des déchets solides, récupération des huiles et des eaux de ballast...)
    De plus, le Port Autonome de Rouen s'engagera dans la poursuite du nettoyage des berges, au coté d'autres partenaires tels le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, ou le Conseil Régional de Haute-Normandie, comme cela a été annoncé lors de la réunion publique de Lillebonne.

  9. Etudes et concertation

    Réponse :
    Cette phase de concertation publique se situe en amont de la démarche de projet. Sur la base de la faisabilité du projet, des expériences acquises, elle a pour objet de recueillir les avis, les critiques, les suggestions d'amélioration, les points à améliorer, afin ensuite de poursuivre les études sur l'ensemble des éléments nécessaires, de réaliser une étude d'impact prenant à sa mesure les enjeux décelés. Il est donc normal qu'à ce stade toutes les études ne soient pas achevées, et que de nouveaux axes d'étude puissent être mis en chantier suite à la concertation.

  10. Quelles possibilités de contre-expertises indépendantes en cas de besoin ?

    Réponse :
    Les études réalisées par le PAR sont soumises pour évaluation au Conseil Scientifique et Technique de l'estuaire de la Seine (CST). Cette liste d'études a été présentée au CST lors de sa séance du 3 octobre 2007. Le CST est par ailleurs le garant scientifique de la concertation ; par son écoute de la concertation, par ses avis sur les remarques, demandes exprimées, par son avis sur les études fournies par le PAR, le CST aura pour mission de demander des compléments d'étude, des études complémentaires, des expertises indépendantes en tant que de besoin.
    Les études et expertises, engagées et à venir, seront réalisées par différents prestataires. Elles sont le plus souvent conduites en partenariat avec d'autres organismes, au premier duquel il faut citer le GIPSA.

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