
Réponse :
Selon les calculs du bureau d'études SOGREAH, l'amélioration des accès
maritimes aurait pour conséquence d'augmenter de 10 à 15% les volumes
de sédiments qui se déposent dans le chenal en aval de Tancarville.
Toutefois, en parallèle, les impacts de Port 2000, évalués par SOGREAH
pour ce dernier projet, vont diminuer dans les toutes prochaines
années.
Au bilan, ces deux effets s'équilibreront sensiblement.
Les volumes à draguer dans le chenal du port de Rouen, en aval de
Tancarville, seront donc sensiblement équivalents aux volumes dragués
aujourd'hui et relocalisés en aval de l'estuaire (site du Kannik).
Question :
Allez-vous prendre en compte le problème des Macro-déchets en Vallée de Seine?
Dans le projet du port, ses caractéristiques et ses enjeux environnementaux, vous ne parlez jamais des déchets dérivants?
Pourtant,
ces Macro-déchets polluent massivement, depuis des décennies, les
berges « naturelles » de la Seine et vont inexorablement vers la Mer...
Aussi, en écocitoyen engagé, natif et riverain du fleuve, je serai très attentif à la mise en oeuvre de ce projet.
Futur projet qui je l'espère fortement intégrera un nouveau paramètre : Les Macro-Déchets dérivants.
Réponse :
Au quotidien, le Port Autonome s'engage dans la gestion des déchets des
navires, dans le respect des obligations règlementaires
maritimes(ramassage des déchets solides, récupération des huiles et des
eaux de ballast...)
De plus, le Port Autonome de Rouen s'engagera dans
la poursuite du nettoyage des berges, au coté d'autres partenaires tels
le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, ou le
Conseil Régional de Haute-Normandie, comme cela a été annoncé lors de
la réunion publique de Lillebonne.
Réponse :
Le projet d'amélioration des accès maritimes du port de Rouen s'inscrit
dans le programme ; Rouen Port Maritime , qui comporte également les
actions de réhabilitation / renaturation des berges.
Ces actions
s'inscrivent dans une approche globale de gestion de l'estuaire de la
Seine décidée par le Conseil de l'estuaire, cette approche globale
intègre d'autres volets comme les études sur les contaminants
chimiques, la restauration des fonctionnalités biologiques de
l'estuaire, l'étude prospective à l'horizon 2025. C'est dans cet esprit
que les différentes composantes sont examinées et évaluées.
Par
exemple, la restauration des digues de calibrage en estuaire marin, au
droit de la réserve naturelle, s'est faite en intégrant dès la
conception des brèches au droit de filandres pour améliorer leurs
fonctionnalités environnementales.
Le Port Autonome de Rouen projette
son action dans le cadre d'une valorisation de l'estuaire, à la fois
dans ses composantes économiques et ses composantes écologiques, dans
une démarche d'initiative locale, voire de restauration volontariste,
en partenariat avec l'ensemble des acteurs de l'estuaire.
Réponse :
Selon une étude réalisée en utilisant le modèle de la Commission
Européenne REALISE, le fait que le port de Rouen permette la montée des
navires de mer jusqu'à Rouen permet une économie annuelle évaluée à 40
000 tonnes de CO² (par rapport à une situation où le port de Rouen ne
serait qu'un port fluvial). L'enjeu du projet d'amélioration des accès
maritimes en terme d'économie de CO² se chiffre, selon cette même
méthode, à 20 000 tonnes.
Réponse :
Le transport par voie d'eau tout comme le transport maritime est sans
conteste un transport non seulement très économique mais aussi très
respectueux de l'environnement. Respectueux de l'environnement par la
consommation énergétique moindre, les moindres émissions de CO²
notamment par rapport au transport routier, mais aussi par le fait
qu'il participe de fait à la moindre saturation des infrastructures
terrestres et à en diminuer les accidents.
Le transport par fer est
aussi un mode de qualité à ces égards et doit absolument trouver un
essor dans les années à venir. Plusieurs facteurs évoluent dans ce sens
: l'ouverture du fret à la concurrence, le transfert des voies ferrées
portuaires de Réseau Ferré de France aux ports autonomes maritimes.
Le
mode maritime se trouve être sur le plan économique, plus avantageux
que le mode fluvial. Et ce qui est sûr, c'est que l'association mode
maritime - mode fluvial est une combinaison gagnante tant sur le plan
économique qu'environnemental.
Réponse :
Le classement des boucles de la Seine au titre des sites est l'une des
mesures essentielles accompagnant le programme Rouen Port Maritime,
comme le projet de réhabilitation / renaturation des berges. Conduite
par la DIREN, cette opération se déclinera boucle par boucle, en
commençant par la boucle de Roumare, puis en remontant le fleuve depuis
le marais Vernier.
Cette opération de classement de la boucle de
Roumare est très largement engagée ; le PAR est favorable à ce
classement, et a apprécié la collaboration avec la DIREN pour que soit
finement étudiée la définition précise des espaces à classer.
Monsieur
le Préfet de la Région Haute Normandie a indiqué, lors de la réunion
d'ouverture de la concertation le 19 novembre à Rouen, que le dossier
sera prochainement finalisé en concertation avec l'ensemble des parties
prenantes et des zones à réserver pour des finalités économiques
compatibles avec de hautes exigences environnementales.
En décembre
dernier, une réunion de concertation s'est tenue avec les opérateurs
portuaires, présidée par la DIREN et le PAR. Elle a été positivement
reçue.
Réponse :
Les terrains ayant une vocation environnementale désignée, appartenant
au domaine public de l'Etat et géré par la PAR font l'objet d'une
gestion environnementale, fondée sur un plan de gestion. Ce plan de
gestion, dans la plus grande partie des cas, est établi en partenariat
avec des organismes dont la vocation est la gestion d'espaces
sensibles, ou bien avec le Conservatoire du Littoral.
Une fiche jointe
présente le mode de gestion du PAR sur plusieurs exemples de milieux
naturels.
Le PAR a entrepris, pour les terrains de la plaine alluviale
situés à l'est du pont de Normandie, en partenariat avec le
Conservatoire du Littoral, l'association Estuaire Sud, la communauté de
communes d'Honfleur et la Chambre de Commerce du Pays d'Auge une telle
démarche. Une première réunion a eu lieu avec ces acteurs le 18
décembre 2007, au port autonome.
Le cahier des charges d'une étude a
été élaboré avec ces acteurs, afin de lancer une étude en deux phase :
- une première phase qui correspond à l'état des lieux et qui vise à
réaliser une synthèse des données environnementales sur le site d'étude
;
- une deuxième phase qui vise à établir, sur le secteur retenu à
vocation naturelle, un plan de gestion écologique avec un programme
d'aménagement établi sur 5 ans.
Ainsi, un appel d'offre va être lancé
afin de rechercher un bureau d'études qui proposera un plan de gestion
de ces espaces à vocation naturelle.
Réponse :
Au quotidien, le Port Autonome s'engage dans la gestion des déchets des
navires, dans le respect des obligations règlementaires
maritimes(ramassage des déchets solides, récupération des huiles et des
eaux de ballast...)
De plus, le Port Autonome de Rouen s'engagera dans
la poursuite du nettoyage des berges, au coté d'autres partenaires tels
le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, ou le
Conseil Régional de Haute-Normandie, comme cela a été annoncé lors de
la réunion publique de Lillebonne.
Réponse :
Cette phase de concertation publique se situe en amont de la démarche
de projet. Sur la base de la faisabilité du projet, des expériences
acquises, elle a pour objet de recueillir les avis, les critiques, les
suggestions d'amélioration, les points à améliorer, afin ensuite de
poursuivre les études sur l'ensemble des éléments nécessaires, de
réaliser une étude d'impact prenant à sa mesure les enjeux décelés. Il
est donc normal qu'à ce stade toutes les études ne soient pas achevées,
et que de nouveaux axes d'étude puissent être mis en chantier suite à
la concertation.
Réponse :
Les études réalisées par le PAR sont soumises pour évaluation au
Conseil Scientifique et Technique de l'estuaire de la Seine (CST).
Cette liste d'études a été présentée au CST lors de sa séance du 3
octobre 2007. Le CST est par ailleurs le garant scientifique de la
concertation ; par son écoute de la concertation, par ses avis sur les
remarques, demandes exprimées, par son avis sur les études fournies par
le PAR, le CST aura pour mission de demander des compléments d'étude,
des études complémentaires, des expertises indépendantes en tant que de
besoin.
Les études et expertises, engagées et à venir, seront réalisées
par différents prestataires. Elles sont le plus souvent conduites en
partenariat avec d'autres organismes, au premier duquel il faut citer
le GIPSA.